Le legs Odette Clerget-Bondon, vivre la modernité

AU MUSÉE BARON MARTIN...

Pour la réouverture nationale des lieux culturels le 15 décembre, votre musée sera exceptionnellement ouvert le mardi.

EXPOSITION

LE LEGS ODETTE CLERGET-BONDON,

Vivre la modernité


Brillant homme d’affaires, modèle d’intégration et de réussite, René Clerget (1902-1975) a construit avec la complicité de son épouse Victoria une collection de peintures qui embrasse la modernité artistique de son temps. Ses racines le rattachent étroitement à Gray dont il est originaire et où il grandit avant de s’essayer à différents métiers et de développer ses facultés professionnelles et son aptitude au bonheur dans le cadre d’une famille unie et fusionnelle. En léguant au musée Baron Martin la collection constituée par ses parents et affermie par elle-même et son époux, Odette Clerget-Bondon ranime la part de l’enfance paternelle et signe un éloge très tendre de sa famille cimentée sur deux générations par l’affection, la culture et le goût du bonheur.

La belle homogénéité de cette collection en fait une sorte de fresque à dimension romanesque de la création artistique des années 1925/1960 et des liens d’amitié qui unirent étroitement les peintres de ce temps. Elle est aussi le récit intimiste des affinités qui soudèrent étroitement la famille Clerget et le marchand d’art André Romanet établi à Alger, à Paris puis à New-York. Elle est enfin un témoignage sur l’ampleur des interactions qui marièrent les deux rives de la Méditerranée : attaché à la direction du Crédit Foncier d’Algérie et résidant à Oran, à Alger, à Hammam-Bou-Hadjar, puis à Paris, les Clerget fréquentèrent assidûment la galerie Pasteur, le musée d’Alger et la villa Abd-el-Tif où furent présentés nombre de peintres de la période évoquée et dont certains vécurent également en Algérie. En découvrant les oeuvres de Marie Laurencin, Jules Cavaillès, Vlaminck, Utrillo, Othon Friesz, Yankl, Foujita, Ferdinand Luigini, Etienne Dinet, Jean-Gabriel Domergue, Van Dongen, André Planson, Oudot, Dufy, Edmond Céria, Maximilien Luce ou encore Roger Chapelain- Midy, on se laisse happer par le rêve de Victoria et de René Clerget. La collection de peintures est complétée par une collection de montres du XVIIIe siècle et un ensemble de monnaies de l’antiquité au XVIIIe siècle. Si René, Victoria et Odette Clerget ne sont pas restés au pays, ils y reviennent en offrant pour l’éternité leur collection choisie au musée de Gray. À voir absolument !


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